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Le pari éconologique du logement : le Plan climat de la Ville de Paris.
Maquette du projet de la rue Rebière (17ème)
Faut-il rappeler l’importance du bâtiment, qui est à la fois un lieu de vie, de travail, et de loisirs ? Notre pays compte près de 30 millions de logements et plus de 814 millions de m2 de bâtiments tertiaires chauffés. Le bâtiment serait responsable de plus de 40% de l’utilisation totale d’énergie. Parallèlement, le BTP représente environ 7 % des emplois, et est le premier employeur industriel. Le logement est donc un enjeu écologique, économique et social. Dans son projet du Grand Paris, le président de la république envisage de produire 70.000 logements par an par une dérèglementation du droit de l’urbanisme (élever les coefficients d’occupation des sols (COS) et densifier l’habitat de certaines zones en particulier en rendant constructible des zones inondables). Ce n’est pas un projet concerté et piloté avec les collectivités territoriales et leurs habitants. Il néglige l’aspect social, écologique et économique d’un projet d’urbanisme moderne : l’éconologie. L’éconologie appliquée au logement, c’est l’utilisation de techniques de construction performantes d’un point de vue énergétique, et hautement qualifiantes pour les salariés du secteur.
Le Plan climat de la Ville de Paris permet cette révolution douce. Les éco-quartiers sont un des nombreux exemples. Le site des Batignolles s’inscrit dans la lignée des engagements prévus par la charte de l'Environnement et du Développement Durable du comité de candidature aux Jeux olympiques de 2012, qui précisait que la Ville s'engageait à réaliser un nouveau quartier urbain durable, permettant de promouvoir de nouvelles technologies environnementales, des sources d'énergies renouvelables, avec un bilan d'émissions de CO² positif. Pour les constructions nouvelles (logements, crèches, écoles…), en termes de consommation d'énergie, l'exigence de 50 kwh/m² est scrupuleusement respectée. D’ici la fin de la seconde mandature de l’équipe de Bertrand DELANOË, ce sont 200.000 m² de toitures photovoltaïques qui auront été installés. La création de jardins suspendus et de toitures végétalisées va bouleverser la façon de vivre et de voir la ville. Ils s'inspireront des jardins partagés, créés à la fin de la première mandature. L'idée consiste à récupérer un espace mal utilisé au cœur des cités HLM, un parking par exemple, pour le transformer en potager, géré par une association de locataires. Ce modèle, qui associe les trois dimensions de l’éconologie, est pour le Grand Paris, un modèle à suivre, dans le logement et au-delà.
Hakim CHALANE.
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