Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 01:34


" Nous le peuple, en vue de former une union plus parfaite ". Il y a deux cent vingt et un ans dans une salle qui se trouve toujours de l’autre côté de la rue, un groupe d’homme s’est réuni et avec ces mots simples, a inauguré l’improbable expérience de la démocratie en Amérique. Fermiers, savants, hommes d’Etat et patriotes ayant traversé un océan pour échapper à la tyrannie et aux persécutions, ils ont finalement concrétisé leur déclaration d’indépendance à la Convention de Philadelphie qui a duré tout le printemps de 1787. Le document qu’il rédigèrent fut alors signé mais finalement inachevé .Il portait la tache du péché originel de cette nation ; une question qui divisait les colonies et a mené la Convention dans l’impasse jusqu’à ce que les pères fondateurs permettent au commerce des esclaves de se poursuivre pendant au moins vingt ans, et laissent la décision finale aux futures générations.

Bien sûr la réponse à la question de l’esclavage était déjà inscrite dans la Constitution, une Constitution qui avait en son cœur l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi., une Constitution qui promettait au peuple liberté et justice et une union qui pourrait être et devrait être perfectionnée sans cesse.

Et cependant les mots sur le parchemin ne seront pas suffisants pour délivrer les esclaves de leurs chaînes, ni assurer aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute confession tous leurs droits et leurs devoirs de citoyen des Etats-Unis. Il faudra un long temps de générations successives d’Américains qui désiraient jouer leur rôle – par les protestions et les luttes, dans les rues et devant les tribunaux, au travers d’une guerre civile et par la désobéissance civile, et toujours au prix de grands risques, comblent le fossé entre les promesses de nos idéaux et la réalité de leurs temps.

Ceci est une des tâches que nous avons mis en avant au début de cette campagne : poursuivre la longue marche de ceux qui nous ont précédés, une marche pour une Amérique plus juste, plus libre, plus solidaire, et plus prospère. J’ai choisi de me présenter à la présidence à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons faire face aux défis de notre temps sans que nous ne les résolvions tous ensemble – sans que nous ne perfectionnions notre union en comprenant que nous pouvons avoir des histoires différentes mais que nous avons des espoirs communs ; que nous pouvons ne pas nous ressembler et que nous pouvons ne pas venir du même endroit, mais que nous voulons tous aller dans la même direction- vers un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants. Cette croyance vient de ma foi inébranlable dans l’intégrité et la générosité du peuple américain. Mais elle vient aussi de ma propre histoire américaine.

Je suis le fils d’un homme noir du Kenya et d’une femme blanche du Kansas. J’ai été élevé avec l’aide d’un grand père blanc qui a survécu à la Dépression en servant dans l’armée (du général) Patton pendant la seconde guerre mondiale et d’une grand-mère blanche qui travaillait sur une chaîne d’assemblage de bombardiers à Fort Lavenworth tandis qu’il était outre mer. Je suis allé dans quelques unes des meilleures écoles en Amérique et j’ai vécu dans l’un des plus pauvres pays du monde. Je suis marié à une femme noire qui a en elle du sang d’esclaves et de propriétaires d’esclaves- un héritage que nous transmettons à nos deux filles chéries. J’ai des frères, des sœurs, des neveux, des oncles et des cousins, de toutes races et de toutes couleurs dispersés sur trois continents, et aussi longtemps que je vivrai, je n’oublierai jamais qu’il n’y a aucun autre pays sur la terre où mon histoire soit possible.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le plus conventionnel des candidats. Mais c’est une histoire qui a imprimé dans mes gènes l’idée que cette nation est plus qu’une somme de ses composantes- à partir de cet multiplicité nous sommes véritablement un. Durant la première année de campagne, contrairement à toutes les prédictions, nous avons vu combien le peuple américain avait soif de ce message d’unité. En dépit de la tentation de voir ma candidature à travers le prisme purement racial, nous avons remporté des victoires décisives dans des Etats avec quelques une des plus importantes populations blanches du pays. Dans la Caroline du Sud, où le drapeau confédéré flotte encore, nous avons construit une puissante coalition d’Africain Américains et d’Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que la race n’a pas été un problème de la campagne. A plusieurs étapes de la campagne, certains commentateurs m’ont trouvé " trop noir " ou " pas assez noir ".Nous avons vu la bulle de la tension raciale faire surface durant la semaine qui a précédé les élections primaires en Caroline du Sud. La presse a scruté chaque sortie de bureau de vote pour trouver la moindre preuve de tendance raciale, pas seulement simplement en entre Blancs et Noirs , mais aussi entre Noirs et Bruns.

Et cependant ce n’est qu’au cours des deux dernières semaines que le débat sur la race a pris une tournure particulièrement décisive.. A l’une des extrémités du spectre, nous avons entendu que ma candidature ne serait qu’un exercice de discrimination positive (affirmative action) ;qu’elle serait basée sur le désir de libéraux idéalistes d’obtenir une réconciliation à bon marché. A l’opposé, nous avons entendu mon ancien pasteur, le révérend Jérémiah Wright, utiliser un langage incendiaire pour exprimer des vues qui peuvent approfondir la fracture raciale mais qui dénigre la grandeur et la bonté de notre nation. ; cela offense véritablement autant les Noirs que les Blancs.

J’ai déjà condamné, en termes sans équivoque les déclarations du Révérend Wright qui ont causé cette controverse. Toutefois des questions irritantes demeurent. Est-ce que je savais qu’il critiquait parfois violemment la politique intérieure et extérieure américaine ? Bien sûr. Est-ce que je ne l’ai jamais entendu faire des interventions sujettes à controverse alors que j’étais dans l’Eglise .Oui. Est ce que j’ai fortement réagi à nombre de ces prises de positions ? Absolument- comme je suis sûr que certains d’entre vous ont entendu des interventions de leurs pasteurs, de leurs prêtres ou de leurs rabbins avec lesquels ils étaient fortement en désaccord. Mais les interventions qui ont été la cause de ce récent incendie n’étaient pas seulement un sujet de controverse. Elle n’étaient pas seulement la volonté d’un dirigeant religieux de s’élever contre une injustice vécue. Au contraire, elles expriment une vue déformée de ce pays, une vue selon laquelle le racisme blanc est endémique : et qui met tout ce qui est mal en Amérique au dessus de ce que savons bien comme juste en Amérique ; une opinion qui voit les conflits du Moyen Orient enracinés d’abord dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les voir dans l’idéologie perverse et haineuse de l’Islam radical.

Ainsi,les propos du Révérend Wright n’étaient pas seulement faux mais diviseurs, diviseurs à un moment où nous avons besoin d’unité ; ils étaient racialement chargés à un moment où nous avons besoin de résoudre ensemble des problèmes énormes : deux guerres ,une menace terroriste, une économie en déclin, une crise chronique du système de santé, et un changement climatique potentiellement dévastateur ; des problèmes qui ne sont ni noirs ni blanc , ni latino ni asiatique, mais des problèmes auxquels nous sommes tous confrontés. Etant donné mon passé, ma politique, les valeurs que je professe et mon idéal, il n’y a pas de doute que mes condamnations ne sont pas suffisantes. Pourquoi suis-je si proche du Révérend Wright, peut-on se demander ?

Pourquoi ne suis-je pas aller dans une autre Eglise ? Et je confesse que si tout ce que je savais du Révérend Wright n’était que les extraits de ce qui a tourné en boucle sur les télévision et You Tube, ou si l’Eglise de la Sainte Trinité du Christ avait été conforme à la caricature dépeinte par certains commentateurs, il ne fait aucun doute que j’aurais réagis de cette façon.

Mais la vérité est que ce n’est pas la seule chose que je connaisse de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a vingt ans, est l’homme qui m’a fait connaître la foi chrétienne, un homme qui m’a parlé du devoir de nous aimer les uns les autres, de prendre soin du malade et de secourir le pauvre. C’est un homme qui a servi son pays comme Marine , qui a étudié et enseigné dans plusieurs des plus prestigieuses universités des Etats-Unis, et qui pendant trente ans a dirigé une église qui sert la communauté en accomplissant sur terre l’œuvre de Dieu, en logeant les sans abri, en secourant les pauvres, en apportant une aide quotidienne et son enseignement dans les paroisses et les prisons et en soulageant ceux qui souffrent du sida.

Dans mon premier livre, " Les rêves de mon père " (1), j’ai décrit l’expérience de mes premiers pas à la Trinité : " Les gens commençaient à crier, à se lever de leur siège,à frapper des mains et à pleurer, un souffle puissant portait la voix du Révérend sous la voûte…et dans ce simple mot : espoir, j’ai entendu quelque chose d’autre ; au pied la croix, dans les milliers d’Eglises de la ville, j’imaginais l’histoire du peuple noir se mêlant aux histoires de David et Goliath, de Moïse et de Pharaon,des chrétiens dans la fosse aux lions, la vallée des ossements desséchés d’Ezekiel. Ces histoires de survie et de liberté ; et d’espoir, devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang répandu était notre sang, les larmes étaient nos larmes ; jusqu’à cette église qui semblait dans la lumière de ce jour, comme un vaisseau portant l’histoire d’un peuple aux futures générations et à un monde plus vaste .Nos épreuves et nos triomphes devenaient uniques et universels, noirs et plus que noirs ; la chronique de notre voyage, l’histoire et les chants nous donnaient les moyens de reconstituer les souvenirs dont nous devions pas avoir honte …des souvenirs que chaque peuple peut étudier et chérir- et avec lesquelles nous pouvions commencer à reconstruire… "

Telle fut mon expérience de la Trinité. Comme d’autres églises à prédominance noire dans le pays, Trinité rassemble la communauté noire dans son ensemble- le docteur et la maman assistée, l’étudiant modèle et l’ancien membre de gang. Comme d’autres églises noires, les activités de Trinité sont pleines de rires éraillés et quelquefois de propos orduriers ? Elles sont pleines de danses, d’applaudissements, de cris et de hurlements qui peuvent sembler choquant à des oreilles peu habituées. L’église contient toute la gentillesse et la cruauté, l’intelligence subtile et l’ignorance choquante, les luttes et les succès, l’amour et oui, l’amertume et les préjugés qui forment l’expérience des noirs en Amérique.

Et cela permet d’expliquer, peut être, ma relation avec le Révérend Wright. Aussi imparfait qu’il puisse être, il a été comme une famille pour moi. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants. Pas une fois dans mes conversations avec lui je n’ai entendu des propos portant atteinte à un groupe ethnique, ou traitant les blancs avec lesquels il était en contact autrement qu’avec courtoisie et respect. Il contient en lui les contradictions- les bonnes et les mauvaises- de la communauté qu’il sert avec dévouement depuis tant d’années. Je ne peux pas plus le désavouer que je ne peux désavouer la communauté noire. Je ne peux pas plus le désavouer que je ne peux désavouer ma grand-mère blanche- une femme qui m’a élevé, une femme qui s’est sacrifié encore et encore pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais une femme qui une fois m’a avoué sa peur de rencontre un homme noir dans la rue et qui à plus d’une occasion à proféré des stéréotypes raciaux ou ethniques qui m’ont humilié.

Ces gens sont une part de moi-même. Et ils sont une part de l’Amérique, ce pays que j’aime. Certains verront là une tentative de justifier ou d’excuser des commentaires qui sont simplement inexcusables. Je peux vous assurer que ce n’est pas le cas. Je suppose que l’attitude politique prudente serait de laisser passer cet épisode et espérer qu’il va s’effacer avec le temps. On peut écarter le Révérend Wright comme un déséquilibré ou un démagogue, juste comme on a écarté Géraldine Ferraro (2) à la suite de ses récents propos , contenant de profondes allusions raciales. Mais je crois que la race est une question que notre pays ne peut se permettre d’ignorer en ce moment. Nous ferions la même faute que le Révérend Wright a commise avec ces sermons offensants pour l’Amérique, faits de simplismes et de stéréotypes amplifiant l’aspect négatif au point de déformer la réalité. Le fait est que les commentaires qui ont été faits et les questions venues à la surfaces ces dernières semaines reflètent les complexités raciales dans ce pays sur lesquelles nous n’avons jamais travaillé- une part de notre union, que nous devons perfectionner maintenant. Et si nous fuyons maintenant, si nous restons simplement sur nos positions , nous ne serons jamais capables de nous unir et de résoudre les défis comme le système de santé, ou d’éducation, ou la nécessité de trouver de bons emplois pour chaque Américain. Comprendre la réalité exige de se rappeler comment nous en sommes arrivé là. Comme William Faulkner l’a écrit une fois : " Le passé n’est pas mort et enterré. En fait, il n’est même pas passé ". Nous n’avons pas besoin de raconter ici l’histoire de l’injustice raciale dans ce pays. Mais nous avons réellement besoin de nous rappeler que beaucoup de disparités qui existent aujourd’hui dans la communauté africaine Américaine proviennent directement des inégalités passées depuis les premières générations qui ont souffert du brutal héritage de l’esclavage et de Jim Crow.(3)

Les écoles de la ségrégation étaient et sont toujours des écoles inférieures ; nous n’y avons toujours pas remédié cinquante ans après Brown contre le Ministère de l’Education (4) et l’éducation inférieure qu’elles prodiguaient, alors et maintenant, permet d’ expliquer l’écart qui existe actuellement entre les étudiants noirs et blancs. La discrimination légale - qui empêchait les noirs ,souvent par la violence , de posséder des propriétés ou d’obtenir pour les entrepreneurs Africains Américains ou pour des propriétaires qui ne pouvaient accéder aux prêts hypothécaires de (l’organisme gouvernemental) FHA, ou les noirs étaient exclus des syndicats, ou des forces de police , ou des pompiers - signifiait que les familles noires ne pouvaient accumuler suffisamment de richesses à léguer aux générations suivantes. Cette histoire permet d’expliquer l’existence du fossé de la richesse et des revenus entre les noirs et les blancs, et la concentration des poches de pauvreté qui persistent aujourd’hui dans tant de communautés urbaine et rurales. Le manque de possibilités pour les hommes noirs, la honte et la frustration née de l’incapacité à subvenir à sa propre famille,ont contribué à l’érosion des familles noires, un problème que les politiques d’action sociale ont aggravé depuis de nombreuses années. Et que les manques de politique d’aide sociale ont aggravé depuis de nombreuses années – des parcs pour les enfants pour y jouer, des patrouilles de policiers, un ramassage régulier des ordures et un renforcement du code de la construction- tout cela a créé un cycle de violence, de gâchis et d’abandon qui continue de nous hanter.

Telle est la réalité dans laquelle ont grandi le Révérend Wright et d’autres Africain Américains. Ils viennent des années cinquante et soixante, au temps où la ségrégation était encore la loi du pays et où les possibilités étaient extrêmement réduites. Ce qui est remarquable, ce n’est pas combien ont échoué devant la discrimination, mais plutôt combien d’hommes et de femmes ont surmonté les obstacles ; combien ont été capables d’ouvrir un chemin à travers ces obstacles pour ceux qui comme moi sont venus après eux. Mais pour tous ceux qui creusé leur chemin bec et ongles pour obtenir une part du rêve américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivé - ceux qui ont été vaincus d’une manière ou d’une autre par la discrimination. Cet héritage de la défaite a été transmis aux nouvelles générations, ces hommes et ces femmes de plus en plus jeunes que nous voyons debout au coin des rues ou s’étiolant dans nos prisons, sans espoir, sans projets pour l’avenir. Même pour les noirs qui ont réussi, la question de la race et le racisme continuent de définir leur vision du monde. Pour les hommes et les femmes de la génération du Révérend Wright, les souvenirs de l’humiliation, les doutes et la peur n’ont pas disparu, ni la colère et l’amertume de ces années-là. Cette colère ne s’exprime peut être pas en public, devant les travailleurs ou les amis blancs. Mais elle s’entend chez le coiffeur ou autour de la table. Parfois, cette colère est exploitée par des politiciens qui cherchent à capter des voix par les divisions raciales ou pour faire oublier leurs propres échecs.

Et à l’occasion, elle se fait entendre dans une église un dimanche matin en chaire et sur les bancs. Le fait que tant de personnes soient surprises d’entendre cette colère dans des sermons du Révérend Wright nous rappelle simplement le vieux truisme selon lequel l’heure de la plus grande ségrégation de la vie américaine est le dimanche matin. Cette colère n’est pas toujours productive ; en vérité, elle détourne trop souvent l’attention de la solution des vrais problèmes ; elle nous empêche de faire face à notre propre complicité avec notre condition et écarte la communauté Africaine Américaine des alliances nécessaires à un changement réel. Mais la colère est réelle ; elle est puissante et la repousser, la condamner sans en comprendre les racines, sert seulement à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les races.

En fait une colère similaire existe dans certains secteurs de la communauté blanche. Beaucoup de blancs de la classe ouvrière et de la classe moyenne ne ressentent pas qu’ils ont été particulièrement privilégiés par leur race. Leur expérience est celle d’immigrants- en ce qui les concerne personne ne leur a rien donné. Ils ont construit de leurs propres mains. Ils ont travaillé dur toute leur vie, et souvent pour voir leur emploi partir au delà des mers ou leur retraite disparaître après une vie entière de travail. Ils sont anxieux de l’avenir et voient leurs rêves s’évanouir ; dans une époque de salaires bloqués et de compétition globale, les opportunités apparaissent comme un jeu de sommes nulles, dans lequel vos rêves se forment à mes dépens. Ainsi quand on leur dit d’envoyer leurs enfants à l’école à l’autre bout de la ville, quand ils entendent qu’un Africain Americain a obtenu un bon emploi ou une place dans un bon collège en raison d’une injustice qu’ils n’ont pas commise ( la discrimination positive,NDLR), quand on leur dit que leurs peurs à propos de la criminalité dans les quartiers urbains relèvent de préjugés, leur ressentiment s’accroît. De même que parfois dans la communauté noire, ce ressentiment n’est pas toujours exprimé de manière policée. Mais il a façonné le paysage politique depuis au moins une génération. La colère envers l’aide sociale et la discrimination positive a aidé à forger la coalition de Reagan. Les politiciens exploitent constamment la peur de la criminalité à leurs propres fins électorales. Les hôtes des débats télévisés et les commentateurs conservateurs ont construit leur carrière entière en mettant en avant des faits de racisme tandis qu’ils récusaient les discussions légitimes sur l’injustice raciale et l’inégalité, comme du simple politiquement correct ou du racisme inversé. De la même façon que la colère noire souvent s’est montrée contreproductive, ces ressentiments des blancs ont détourné l’attention des réels coupables de la pression sur les classes moyennes.- une culture d’entreprise sévit avec ses pratiques comptables douteuses , et son avidité à courte vue ; et Washington dominé par les lobbyistes et les intérêts particuliers. Et pourtant, repousser les ressentiments des Américains blancs,les stigmatiser comme mal orienté et même racistes,sans reconnaître qu’ils sont enracinés dans des soucis légitimes - cela aussi approfondit la division raciale et bloque le chemin de la compréhension.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui. C’est une impasse raciale dont nous sommes prisonniers depuis des années. Contrairement aux proclamations de certains de mes critiques, blancs et noirs, je n’ai jamais été assez naïf pour croire que nous pouvions surmonter cette division raciale en un seul cycle électoral, ou avec une simple candidature – particulièrement une candidature aussi imparfaite que la mienne. Mais j’ai voulu affirmer ma ferme conviction - une conviction enracinée en Dieu et dans ma foi dans le peuple américain - qu’en travaillant ensemble nous pouvons dépasser certaines de vieilles blessures raciales, et que en fait nous n’avons pas le choix si nous voulons continuer sur la voie d’une union plus parfaite. Pour la communauté africaine américaine, cette voie signifie assumer le fardeau de notre passé sans devenir les victimes de notre passé. Cela signifie continuer à insister pour une justice totale dans chaque aspect de la vie américaine. Mais cela signifie aussi lier nos revendications particulières – pour une meilleur assistance médicale et de meilleures écoles et de meilleurs emplois - aux plus larges aspirations de tous les Américains- la femme blanche qui lutte pour briser le plafond de verre , l’homme blanc qui a été licencié ;l’immigrant qui essaie de nourrir sa famille .Ce qui signifie prendre la pleine responsabilité de nos propres vies –en demandant plus à nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants , en leur lisant , en leur enseignant que quels que soient les défis et les discriminations qu’ils rencontreront dans leur vie , ils ne doivent jamais succomber au désespoir ou au cynisme .Ils doivent toujours croire qu’ils peuvent écrire leur propre destin.

Ironiquement cette notion typiquement américaine - oui , conservatrice - la notion " aide-toi toi-même " , se trouve fréquemment exprimée dans les sermons du Révérend Wright. Mais ce que mon ancien pasteur a trop souvent échoué à comprendre c’est qu’adhérer au programme " aide-toi toi-même " implique aussi de croire que la société peut changer.
L’erreur profonde des sermons du Révérend Wright n’est pas ce qu’il a dit du racisme dans notre société. C’est qu’il a parlé comme si notre société était immobile ; comme si aucun progrès n’avait été accompli ; comme si ce pays- un pays qui a rendu possible pour l’un de ses membres de se présenter à la plus haute responsabilité du pays et de construire une coalition de blancs et de noirs, de Latinos et d’Asiatiques, riches et pauvres, jeunes et vieux – était encore lié irrévocablement à son passé tragique. Mais ce que nous savons - ce que nous avons vu- c’est que l’Amérique peut changer. C’est le véritable génie de cette nation .Ce que nous avons déjà accompli nous donne l’espoir- l’audace d’espérer - que nous pouvons et que nous devons accomplir demain Dans la communauté blanche, la voie vers une plus parfaite union signifie reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté noire américaine n’existe pas seulement dans l’imagination du peuple noir, mais que l’héritage de la discrimination - et les habituels incidents de la discrimination quoique moins flagrants que dans le passé - sont réels et doivent être pris en compte. Non juste par des mots, mais par des actes - en investissant dans nos écoles et dans nos communautés ; en renforçant nos lois sur les droits civils et en assurant l’équité dans notre système de justice criminelle ; en donnant à cette génération les moyens de s’élever qui furent refusés aux précédentes générations. Cela exige de chaque Américains de e rendre compte que vos rêves ne se font pas aux dépens mes rêves ; qu’investir dans la santé,la sécurité sociale, et l’éducation des enfants noirs , bruns et blancs aidera à la prospérité de l’Amérique.

Et au fond, ce qui est demandé n’est ni plus ni moins ce que toutes les religions du monde demandent, que nous fassions pour les autres ce que nous voudrions qu’ils fassent pour nous. Veillons sur notre frère, nous dit l’Ecriture. Veillons sur notre sœur. Trouvons le lien commun que nous avons tous et que nos politiques reflètent également cet esprit. Car nous avons le choix dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui nourrit la division, et le conflit, et le cynisme. Nous pouvons concevoir la race comme un spectacle- comme lors du procès de O.J.Simpson - ou un naufrage tragique comme pour les suites de Katrina, ou comme un faits divers pour les journaux télévisés de la nuit. Nous pouvons passer les sermons du Révérend Wright sur toutes les télévisions et en parler jusqu’à l’élection, et faire que la seule question de cette campagne soit de savoir si le peuple américain pense ou non que j’ai pu avoir de la sympathie pour ses discours les plus offensants. Nous pouvons nous précipiter sur une gaffe d’un partisan d’Hillary comme la preuve qu’elle joue la carte de la race, ou nous pouvons spéculer pour savoir si les blancs vont se regrouper autour de McCain aux élections générales sans tenir compte de sa politique. Nous pouvons faire cela.

Mais si nous le faisons, je peux vous dire que lors des prochaines élections, nous parleront d’autres sujets de diversion. Et puis encore d’un autre. Et encore d’un autre. Et rien ne changera. C’est un choix. Ou bien, maintenant, dans cette élection, nous pouvons nous rassembler et dire : " pas cette fois-ci ". Cette fois-ci nous voulons parler des écoles qui s’effondrent, qui volent l’avenir des enfants noirs, blancs, asiatiques, hispaniques et indigènes. Cette fois-ci nous voulons rejeter le cynisme qui prétend que ces enfants ne peuvent pas apprendre ; que ces enfants qui ne sont pas comme nous, sont le problème de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces enfants, ce sont nos enfants, et nous ne voulons pas les laisser en arrière dans l’économie du 21ème siècle. Pas cette fois-ci. Cette fois-ci nous voulons parler des queues dans les salles d’urgence, pleines de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas de couverture médicale ;qui n’ont pas le pouvoir de l’emporter sur les intérêts particuliers à Washington, ce que nous pouvons faire si nous le faisons tous ensemble.

Cette fois-ci nous voulons parler des usines fermées qui autrefois permettaient une vie décente pour les hommes et les femmes de toutes les races, et des maisons à vendre qui autrefois appartenaient à des Américains de toute religion, de toute région, de tout choix de vie. Cette fois-ci, nous voulons parler du fait que le réel problème n’est pas que quelqu’un qui n’est pas comme vous, pourrait prendre votre emploi. Nous voulons parler de la compagnie pour laquelle vous travaillez et qui veut délocaliser au delà des mers pour faire plus de profit. Cette fois-ci, nous voulons parler des hommes , des femmes de toutes couleurs et de toutes croyances, qui servent ensemble, et combattent ensemble, et versent leur sang ensemble sous le même fier drapeau. Nous voulons parler de la façon de les ramener à la maison loin d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui jamais n’aurait dû être financée, et nous voulons parler de la façon dont nous montrerons notre patriotisme en nous préoccupant d’eux et de leurs familles et en leur donnant les pensions qu’ils ont gagnées. Je ne me présenterais pas pour être Président si je ne croyais pas de tout mon cœur que c’est ce que veut la vaste majorité des Américains pour ce pays. Il se peut que cette union ne soit jamais parfaite, mais génération après génération elle a montré qu’elle peut toujours être perfectionnée. Et aujourd’hui, à chaque fois que je suis tenté par le doute ou par le cynisme à propos de cette possibilité, ce qui me donne le plus d’espoir c’est la nouvelle génération - les jeunes gens dont les attitudes , les convictions et l’ouverture au changement ont déjà fait l’histoire dans ces élections.. Il y a une histoire particulière que je voudrais vous conter aujourd’hui, une histoire que j’ai racontée quand j’ai eu le grand honneur de parler pour l’anniversaire du Docteur ( Martin Luther) King dans son église baptiste, d’Ebenezer, dans l’Atlanta. Il y avait une jeune femme blanche de trente trois ans nommée Ashley Baia qui participait à notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Elle avait travaillé à organiser une communauté plutôt Africaine Américaine depuis le début de la campagne et un jour elle se trouva à une table ronde où chacun voulait raconter son histoire et pourquoi il était là.

Et Ashley dit que lorsqu’elle avait neuf ans, sa mère avait eu un cancer. Et parce qu’elle avait manqué des jours de travail, elle avait perdu son assurance médicale . Elle a dû se mettre en faillite , et c’est alors qu’Ashley a décidé qu’elle devait faire quelque chose pour aidersa mère. Elle savait que la nourriture était très chère, aussi Ashley a convaincu sa mère qu’elle aimait et qu’elle ne voulait vraiment manger que des sandwiches à la moutarde. Parce que c’était le moyen le moins cher de manger.
Elle a fait cela durant un an jusqu’à ce que sa mère aille mieux et elle dit a tout le monde autour de la table que sa raison de se joindre à la campagne était d’aider ainsi les millions d’enfants de notre pays qui veulent et qui ont aussi besoin d’aider leur parents. Maintenant, Ashley aurait pu faire un choix différent . Peut-être quelqu’un lui a suggérer que les problèmes de sa mère venaient de ces noirs qui sont assistés et trop fainéants pour travailler, ou de ces hispaniques qui viennent illégalement dans notre pays. Mais elle ne l‘a pas écouté. Elle a cherché des alliés dans son propre combat contre l’injustice.

En tout cas, Ashley termine son histoire et demande à tous ceux qui sont autour de la table pourquoi ils soutiennent la campagne. Ils ont tous une histoire et des raisons différentes. Certains ont des problèmes particuliers. Et finalement ils se tournent vers un vieil homme noir qui était resté assis tranquille pendant tout ce temps . Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne parle pas d’un problème particulier. Il ne dit rien de l’assistance médicale ou de l’économie, ni de l’éducation ni de la guerre. Il ne dit pas qu’il était là pour Barack Obama. Il dit simplement à tous ceux qui sont autour de la table : " je suis ici à cause d’Ashley ".
" Je suis ici à cause d’Ashley ". En lui-même, ce simple moment de reconnaissance entre cette jeune fille blanche et ce vieil homme noir n’est pas suffisant. Il n’est pas suffisant pour donner une assurance médicale aux malades, ou un emploi aux chômeurs, ou l’éducation à nos enfants.
Mais c’est d’ici que nous partons. C’est ici que notre union devient plus forte. Et comme tant de générations l’ont compris durant deux cents vingt et un ans, depuis qu’un groupe de patriotes a signé ce document à Philadelphie, c’est ici que la perfection commence.

A vous de juger....

Par hakim et vincent - Publié dans : Actualité-Hebdo!
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 18:56


Comité National pour la mobilisation
contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal

Tous ensemble le 22 novembre 2008 contre la privatisation de La Poste

Pour la première fois un comité de plus de cinquante organisations syndicales, associatives et politiques à l’échelle nationale, s’est rassemblé autour de la mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour l’ouverture d’un débat public et un référendum sur le service public postal.

Le Comité National se félicite que les organisations syndicales de La Poste (CGT, FO, CFDT, CFTC, SUD-PTT), dans l’unité et dans le prolongement de la réussite de la grève du 23 septembre, aient décidé d’appeler à une journée nationale d’action le Samedi 22 Novembre.

Le comité national appelle au rassemblement des postières, des postiers, citoyennes et citoyens, les usager(e)s et les élu(e)s pour la défense et le développement du service public de La Poste.

NOUS NE VOULONS PAS DE LA PRIVATISATION DE LA POSTE !

La crise financière internationale actuelle montre clairement que laisser les affaires du monde aux mains du monde des affaires n’est pas une bonne solution. Malgré la crise, l’entêtement du gouvernement et du président de la République à continuer sur la voie de la privatisation de La Poste est révélateur de ce qui attend les politiques publiques et l’intérêt général.

NOUS VOULONS UN DEBAT PUBLIC !

Autour du symbole fort de lien social et d’intérêt général que le service public postal représente pour une majorité de la population, nous lançons un grand débat public national sur la place et le rôle du service public postal dans la société d’aujourd’hui.

NOUS VOULONS UN REFERENDUM !

Pour que chacun et chacune se prononce vraiment sur le sort de La Poste, sur son avenir et les manières de la rendre plus efficace dans ses réponses aux besoins essentiels de la collectivité, partout et pour tous et toutes.

Il est donc légitime que le peuple s’exprime par référendum sur ce sujet.

Le Comité National et les comités locaux

appellent à la plus large mobilisation,

ensemble, le 22 Novembre 2008, dans tout le pays.

Ce jour, nous devons montrer, toutes et tous ensemble, notre détermination

et notre mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour un débat

public et pour un référendum sur le service public postal.

Je signe : http://www.appelpourlaposte.fr/  - A écouter : http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/interna/index.asp?lk=i&id=1871&genre=&theme_choisi=Presse+-+Communication

 

Cher(e)s Camarades,

Dans moins de 4 jours nous voterons au Stade Pierre de Coubertin pour donner à notre Parti un nouveau départ. Mais notre pays n’attend pas, et il est de notre devoir de faire chacun à notre niveau de responsabilité notre devoir d’opposant socialiste.

C’est pourquoi, nous participons au Comité national de mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour l’ouverture d’un débat public et un référendum sur le service public postal.

Ce Comité est constitué des représentants des organisations syndicales, politiques et associatives déjà signataires et à venir.

Il appelle à créer dans tout le pays des comités locaux, ayant pour but de rassembler toutes celles et tous ceux qui souhaitent atteindre ces objectifs.

J’ai personnellement répondu à cette initiative au titre de mon engagement syndical, et je vous invite comme secrétaire de votre section à signer la pétition en cliquant sur ce lien : Touche pas à ma Poste !

Nous allons nous organiser localement pour être au plus près des attentes des salariés de ce pays, je crois que c’est bien là qu’est notre place si l’on veut être crédible et réformiste.

Je reviendrai vers toi pour nous organiser, notamment pour la manifestation unitaire.

Si tu as une question à poser au comité,  cliques sur : Le 22 novembre !

Amitié socialiste,

Hakim.

Hakim CHALANE, Secrétaire de la Section Paul Teitgen – Section 160 – Fédération de Paris.

Par hakim et vincent - Publié dans : Actualité-Hebdo!
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 12:10

Objet : Tu vas désigner ton représentant à la commission administrative et ton secrétaire de section !

Cher(e)s Ami(e)s et Camarades,

A l’issue du vote du 6 novembre, les six motions se réuniront pour désigner leurs membres pour la prochaine Commission Administrative. Vous aurez à votre disposition une liste organisée des représentants de chaque motion. Chaque mandataire local se chargeant le 6 novembre de la mettre à disposition du bureau de vote.

En effet, la composition de la commission administrative est le résultat à la proportionnelle du vote sur les motions au sein de notre section. Il y a 15 places au sein de la commission administrative de la section, le nombre de camarades pour chaque motion est établi sur une règle de trois à la plus forte moyenne.

 

Exemple : la motion G fait 53 voix sur 143 votants, la motion G sera représentée par 6 camarades issus de la motion G. Soit, (53/143)*15=5,559 la plus forte moyenne est 6.

Appel à candidature pour le poste de Secrétaire de Section :

Le 8 novembre, date limite, j’aurai reçu les candidatures pour le poste de Secrétaire de section. Pour le moment, aucun(e) candidat(e) ne m’a fait parvenir de courrier, je te tiendrai informé immédiatement si une candidature était rendue officielle le 8 novembre.

Je compte sur ta liberté pour venir faire entendre ta voix, et participer à donner au Parti socialiste la force de ses militants !

Hakim

Hakim CHALANE, Secrétaire de la Section Paul Teitgen – Section 160 – Fédération de Paris

Pour ton information : LA COMMISSION DESIGNEE EN NOVEMBRE 2005

Commission administrative issue du Congrès du Mans : 15 membres désignés au nom des trois motions.

Elu en novembre 2005 Secrétaire de Section : Hakim CHALANE

Le Bureau : Gérard LANGLOIS, Trésorier (et une adjointe assurant le secrétariat du Trésorier, Maryse BISMUTH) dont Claude GERAUD, Professeur des Universités et Conseil FORMATION auprès du Secrétaire de Section.

Membres de droit, les élus, Jeanne MONDOLONI, Jean-Yves MANO et Bariza KHIARI.


Membres désignés sur les listes des motions au Congrès du Mans comme représentants des motions :

Pour la motion : Socialistes, pour réussir à gauche : Volonté - Vérité - Unité déposée par François Hollande et sa majorité sortante, dont font parti la plupart des éléphants du parti, tels DSK, Martine Aubry, Jack Lang, Bertrand Delanoë, Julien Dray, Jean-Marc Ayrault,

Le Secrétaire de la Section Hakim CHALANE
1.Noëlle CAUTRES - COLLIOT Membre
2.Grégory CHIDIAC Membre
3.Marie GRAU Membre
4.Monique LEGER Membre
5.Ingrid MINSSART Membre
6.Matthieu SAUNAL Membre


Pour la motion : Déposée par le Nouveau Parti Socialiste- avec Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Michel Vauzelle et Guy Bono soutenu par Alternative socialiste (Henri Emmanuelli, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Pierre Masseret).

7.Jordi PAPASEIT Membre
8.Florence PREVOSTEAU Membre


Pour la motion : Rassembler à gauche : déposée par Laurent Fabius et soutenue par Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon et Marie-Noëlle Lienemann.

9.Pierre Alain WEILL Membre
10.Michèle ZIVY Membre
11.Jacques BLANC Membre
12.Ghislaine SALMAT Membre
13.Bruno LEVY RUEFF Membre
14.Patrick GERENTE Membre


Les militants associés et invités en fonction des débats :

Catherine SALMONA Militant Associé
Paul LEVINSON Militant Associé
Georges BENSAMOUN Militant Associé
Michel MAGLOIRE Militant Associé
Thomas LAURET Militant Associé

Pour ton information : LA COMMISSION SOUMISE A TON SUFFRAGE LE 6 NOVEMBRE 2008

Convocation VOTE LE JEUDI 6 NOVEMBRE 2008 et 20 NOVEMBRE 2008 17h00 à 22h00 Stade Pierre de Coubertin, 82 avenue Georges-Lafont 75016 Paris Tel. 01 45 27 79 12, station de métro ligne 9 sortie Porte de Saint Cloud côté Boulogne " Stade Pierre de Coubertin ".

Conditions de vote :

- Avoir adhéré au parti avant le 31 mars 2008,

- Etre à jour de cotisation, avec possibilité de se mettre en ordre de cotisation le soir du vote, uniquement avec un chèque, pour se mettre à jour il faut savoir que le barème minimale de la section est de 50 euros. Une grille de cotisation sera mis à ta disposition le soir du vote.- Les camarades ayant été transférés dernièrement (depuis octobre 2007 à septembre 2008) dans notre section sont priés de justifiés de leur dernières cotisations, sinon ils devront régler les cotisations 2007 et 2008 sous barême minimale de section.

- Se munir le jour du vote d'une pièce d'identité (chéquier, carte bancaire, carte de médiathèque… ne sont pas des pièces d'identité).


LISTE DES CANDIDATS A LA COMMISSION ADMINISTRATIVE PAR MOTION(1)

Motion A dont le premier signataire est Bertrand DELANOË : Représentants de la motion Hakim CHALANE et Fred ABRAM PROFETA

Cette motion - " Clarté, courage, créativité " - a pour premier signataire Bertrand Delanoë. Elle est issue de la fusion des contributions présentées par Bertrand Delanoë, François Hollande, Jean-Marc Ayrault et une partie de la contribution soutenue par Pierre Moscovici.

1. Hakim CHALANE
2. Fred ABRAM PROFETA
3. Gérard LANGLOIS
4. Letizia QUENSIER FILONI
5. Dominique Yves GAIGNARD
6. JANY MONDOLONI

Motion C : Représentant(s) de la motion Pierre Alain WEILL

Cette motion - " Un monde d’avance, Reconstruire l'espoir à gauche " a pour premier signataire Benoît Hamon. Elle est issue de la fusion des contributions présentées par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Pierre Larrouturou, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez et Jacques Fleury).

1. Pierre Alain WEILL
2. Mathias DOREL
3. Paul LEVINSON

4. Franco BALESTRAZZI
5. Laurence IBANEZ-WEILL
6. Jean-Claude LAENS

Motion D : Représentant(s) de la motion Jean-Yves MANO

La motion D ou " Changer à gauche pour changer la France " a pour première signataire Martine Aubry. Elle est issue de la fusion des contributions présentées par Martine Aubry, Marylise Lebranchu, Laurent Fabius

1. Jean Yves MANO
2. Thomas LAURET
3. Grégory CHIDIAC
4. Maryse BISMUTH
5. Emilio ASENSIO

6. Claude BERNET
7. Ghislaine SALMAT
8. Michèle Zivy
9. Monique LEGER

Motion E : Représentante de la motion Annie NOVELLI

La motion E ou " L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes " dont Gérard Collomb est le premier signataire, est la fusion des contributions présentées par Ségolène Royal, Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, Frédéric Léveillé et Gaëtan Gorce. 1. Annie NOVELLI
2. Angèle LOUVIERS
3. Alain DELGERY
4. Patrick GERENTE.
5. Vincent GRISON
6. Marie GRAU

 

7. Elizabeth CAZY
8. Simonne GUYOMARD
9. Jordi PAPASEIT
10. André MIKO
11. Mona Mirzazadeh
12. Maria-Amàlia Peres Thivet
13. David RAVIER

 

Motion F UTOPIA : Représentants de la motion Georges BENSAMOUN et Jean-Paul CHIDIAC

La motion " Socialistes, Altermondialistes, Écologistes " a pour premier signataire a pour premier signataire Franck Pupunat, et provient de sa contribution.

1. Georges BENSAMOUN
2. Jean Paul CHIDIAC

3. Christian BRUGEROLLE

4. Mathieu SAUNAL

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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 19:13

Section Paul TEITGEN adhérente au P.S.E

Paris16ème Arrondissement                                  

Secrétaire de Section : Hakim CHALANE (Sect N°160)

CONGRES de REIMS "Donnons un temps d’avance au socialisme…"










Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Adhérent(e)s,                           Paris, vendredi 10 Octobre 2008

 

             Je veux, aujourd’hui, remercier très amicalement tous les militants de la section Paul Teitgen, qui depuis novembre 2005, m’ont accordé leur confiance, leur amitié et leur compréhension, pour fêter nos victoires ou partager nos défaites.

La candidature à la commission administrative de ta section et aux instances fédérales sont ouvertes à tous les militants et militantes dans le respect des conditions d'adhésion du parti socialiste.

Après le vote du 6 novembre au Stade Pierre de Coubertin de 17 heures à 22 heures, chaque motion, à la proportionnelle à la plus forte moyenne, désignera ses représentants à la commission administrative.

Je t'invite dès aujourd'hui, et avant le 21 octobre, à me retourner les éléments suivants à Hakim CHALANE 08 rue de la Petite Arche 75016 Paris « Toute candidature devant être déposée auprès du secrétaire de la section ». Nom, Prénom, adresse, numéro de téléphone et la motion (A, B, C, D, E ou F avec le titre, pour laquelle motion tu te portes candidat(e) pour la représenter à la prochaine commission administrative et/ou instances fédérales.

Une fois connu(e)s, les représentant(e)s des motions recevront par courrier vos noms, prénoms et numéros de téléphone pour vous appeler. Seuls les représentants sont responsables de l’usage puis de l’obligation de destruction de ces fichiers.

 

RAPPEL

ASSEMBLEE GENERALE DE MOTIONS DES SOCIALISTES DE LA SECTION PAUL TEITGEN 

Mardi 14 octobre 2008 à 20h00 « Et » Jeudi 30 octobre à 20h00

Au

91bis rue d’Aguesseau 92100 Boulogne Billancourt

 

- 15 minutes de présentation pour les motions par ordre : Motion A, puis B….

- 10 minutes de débat pour chaque motion, à l’issue des présentations.

- Le Secrétaire de la section recevra au plus tard le 13 le nom des intervenants.

 

VOTE LE JEUDI 6 NOVEMBRE 2008

Plus les socialistes seront nombreux, plus nos idées avanceront !

Stade Pierre de Coubertin
, 82 avenue Georges-Lafont 75016 Paris Tel. 01 45 27 79 12, station de métro ligne 9 sortie Porte de Saint Cloud côté Boulogne « Stade Pierre de Coubertin », le 6 novembre de 17h00 à 22h00.

Motion A : Représentants de la motion
Hakim CHALANE et Fred ABRAM PROF
.


 


1. Hakim CHALANE

2. Fred ABRAM PROFETA
3.
Gérard LANGLOIS
4. Letizia QUENSIER FILONI
5. Dominique Yves GAIGNARD

6. JANY MONDOLONI

 Motion B : (Pôle écologique) face aux enjeux numériques.Représentant(s) de la motion

Motion C : Représentant(s) de la motion Pierre Alain WEILL

1. Pierre Alain WEILL
2. Mathias DOREL
3. Paul LEVINSON
4. Laurence IBANEZ-WEILL
 
5. Franco BALESTRAZZI
5. JEAN-CLAUDE LAENS





Motion D : Représentant(s) de la motion
Jean-Yves MANO

1. Jean Yves MANO
2. Thomas LAURET
3. Grégory CHIDIAC
4. Maryse BISMUTH
5. Emilio ASENSIO
6. Claude BERNET
7. Ghislaine SALMAT
8. Michèle Zivy
9. Monique LEGER

Motion E : «  L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes »

 

Représentante de la motion Annie NOVELLI

1. Annie NOVELLI
2. Angèle LOUVIERS
3. Alain DELGERY
4. Patrick GERENTE.
5. Vincent GRISON
6. Marie GRAU
7. Elizabeth CAZY
8. Simonne GUYOMARD
9. Jordi PAPASEIT
10. André MIKO
11. Mona Mirzazadeh
12. Maria-Amàlia Peres Thivet 

 
M
otion F
: " U T O P I A "

 Représentants de la motion Georges BENSAMOUN et J-P CHIDIAC

1. Georges BENSAMOUN
2. Jean Paul CHIDIAC

3. Christian  BRUGEROLLE
4. Mathieu SAUNAL
       

 

PORTES-TOI CANDIDAT(E)S !

A me retourner à Hakim CHALANE 08 rue de la Petite Arche 75016 Paris avant le 21 octobre 2008 à minuit !

-          -          -          -          -          -          -          -          -          -          -          -          -

NOM : __________________________________________________________________

 

PRENOM : _______________________________________________________________

 

Je me présente au nom de la motion ____________________________________________

 

A la prochaine  commission administrative  -    aux instances fédérales  (Cocher la case : les deux sont possibles)

 

DATE ___________________________   Signature :

Hakim CHALANE, Secrétaire de la Section Paul Teitgen – hakim.chalane@gmail.com – 06.16.55.34.14 – (adresse de mon domicile pour recevoir tes courriers : 08 rue de la Petite Arche 75016 Paris. EN COPIE A LA FEDERATION de Paris Parti Socialiste M. Le Premier Fédéral, Patrick BLOCHE 32 rue Alexandre Dumas 75011 Paris.

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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 14:48























VOTE LE JEUDI 6 NOVEMBRE 2008

Plus les socialistes seront nombreux, plus nos idées avanceront !

Stade Pierre de Coubertin
, 82 avenue Georges-Lafont 75016 Paris Tel. 01 45 27 79 12, station de métro ligne 9 sortie Porte de Saint Cloud côté Boulogne « Stade Pierre de Coubertin », le 6 novembre de 17h00 à 22h00.


LISTE DES CANDIDATS A LA COMMISSION ADMINISTRATIVE PAR MOTION

Motion A : Représentants de la motion
Hakim CHALANE
hakim.chalane@gmail.com
et
Fred ABRAM PROFETA
f.profeta@free.fr


1. Hakim CHALANE

2. Fred ABRAM PROFETA
3.
Gérard LANGLOIS
4. Letizia QUENSIER FILONI
5. Dominique Yves GAIGNARD

6. Jany MONDOLONI


 Motion B : (Pôle écologique) face aux enjeux numériques.Représentant(s) de la motion

Motion C : Représentant(s) de la motion Pierre Alain WEILL 06 07 22 17 57 weill@pme-pmi-ps.org

1. Pierre Alain WEILL
2. Mathias DOREL
3. Paul LEVINSON
4. Franco
BALESTRAZZI
5. Laurence IBANEZ-WEILL
 
6. Jean-Claude LAENS





Motion D : Représentant(s) de la motion
Jean-Yves MANO

1. Jean Yves MANO
2. Thomas LAURET
3. Grégory CHIDIAC
4. Maryse BISMUTH
5. Emilio ASENSIO
6. Claude BERNET
7. Ghislaine SALMAT
8. Michèle Zivy
9. Monique LEGER

Motion E : «  L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes »

 

Représentante de la motion Annie NOVELLI

1. Annie NOVELLI
2. Angèle LOUVIERS
3. Alain DELGERY
4. Patrick GERENTE.
5. Vincent GRISON
6. Marie GRAU
7. Elizabeth CAZY
8. Simonne GUYOMARD
9. Jordi PAPASEIT
10. André MIKO
11. Mona Mirzazadeh
12. Maria-Amàlia Peres Thivet 
13. David RAVIER

 
M
otion F
: " U T O P I A "

 Représentants de la motion Georges BENSAMOUN et J-P CHIDIAC

1. Georges BENSAMOUN
2. Jean Paul CHIDIAC

3. Christian  BRUGEROLLE
4. Mathieu SAUNAL
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 23:50
Et si on en parlait !



Des paroles aux actes !

Il y a sept ans, Bertrand Delanöe, avait osé parler de construire en hauteur. Il accorde ses paroles avec le premier projet des architectes suisses Herzog et Meuron. Il s'agit d'un triangle géant de près de 200 mètres de haut prévu dans les terrains du parc des expositions de Versailles.

L’ambition pour l’emploi !

La taxe professionnelle n'est pas oubliée avec l'accueil de bureaux, de salles de congrès qui manquent cruellement à Paris sur près de 70 000 mètres carrés. L'emploi est mis en avant avec 5 000 créations d’emploi. Unibail-Rodamco, leader européen de l’immobilier réunira les fonds privés.

Développement durable et architecture !

Bertrand Delanoë a précisé que le projet respecterait le Plan climat de Paris. L’immeuble comprendra des capteurs solaires, et a également été pensé pour ne pas faire de l'ombre aux riverains. La première adjointe chargée de l'urbanisme et de l'architecture, Anne Hidalgo, a annoncé des réunions publiques sur la tour dans le 15e arrondissement. La première réunion est attendue pour le 15 octobre.

2012 : Un temps d'avance !

On attend  le premier coup de pioche dans 18 mois, pour une livraison attendue en 2012.

 Hakim.

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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 04:04
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 15:12

OBAMA, c'est une chance pour l'Amérique et le reste du monde...



OBAMA, c'est l'opportunité de changer le regard d'une partie de la planète sur l'autre moitié. Il peut demain mettre fin à l'arrogance et à la politique rigide conduite par Georges W. BUSH.

Regardons le conflit Irakien, et la crise économique qui est le résultat d'un capitalisme sans foi ni loi, dont nous allons payer les conséquences. Les inégalités dans la société américaine n'ont jamais autant cru. L'environnement a été mis au placard par l'administration américaine de Georges W.

Quand ce sont les citoyens qui doivent payer les erreurs des "banques et autres spéculateurs", je dis que ce n'est pas juste !

Souvenons-nous que les Etats-Unis d’Amérique ont avant beaucoup d'autres pays engagés des mouvements émancipateurs. Nous, Français attachés aux conquêtes sociales, à la promotion des "minorités", à l'égalité, et à la solidarité, nous avons un devoir historique, ici et maintenant.  

Si nous voulons changer la vie, en France, dans ce monde où tout est lié, nous devons accompagner partout le progrès : Aux Etats-Unis, il s'appelle Barack OBAMA, et il nous invite à "CHANGER !".

Apportons notre modeste contribution, en signant l'appel au soutien à Barack, et en nous souhaitant un mois de novembre placé sous le signe du changement , à Reims et aux Etats-Unis !

Pour signer cliquer sur l'image ci-dessous.



Amitié,

Hakim.

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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 18:57



TABLEAU COMPTES RENDUS DE MANDAT DU MAIRE 2008-2009

                                   

Tous les CRM débuteront à 18h45

 

DATES

ARRDT

LIEUX

ADRESSES

 

 

 

 

Septembre

 

 

 

Lundi 15 septembre

10

Mairie du 10ème

72, rue du Faubourg-St-Martin

Lundi 22 septembre

8

Gymnase Roquépine 

16, rue Roquépine

Mercredi 24 septembre

3

Mairie du 3éme

2, rue Eugène-Spuller

Mardi 30 septembre

7

Gymnase des Invalides

Rue Paul et Jean Lerolle (sous le terminal Air France)

Octobre

 

 

 

Lundi 6 octobre 

12

Espace Reuilly

31, rue Hénard

Mardi 21 octobre

6

Gymnase Littré

87, rue de Vaugirard

Lundi 27 octobre

15

Gymnase des Cévennes

11, rue de la Montagne-d’Aulas

Novembre

 

 

 

Mardi 25 novembre

5

Gymnase des Patriarches

6, place Bernard-Halpern

Mercredi 26 novembre

18

Mairie du 18ème

1, Place Jules Joffrin

Décembre

 

 

 

Mercredi 3 décembre

2

Salle Jean Dame

17, rue Léopold-Bellan

Jeudi 4 décembre

17

Gymnase Biancotto

6, avenue de la Porte de Clichy

Lundi 8 décembre

13

Mairie du 13ème

1, place d'Italie

Jeudi 11 décembre

19

Gymnase Jean Jaurès

87, avenue Jean-Jaurès

Mercredi 17 décembre

14

Gymnase Mouchotte

31, rue du Cdt-Mouchotte

Jeudi 18 décembre

4

Mairie du 4ème

2, Place Baudoyer

Janvier

 

 

 

Mercredi 14 janvier

16

Gymnase des Bauches

14, rue Bauches

Jeudi 15 janvier

1

Gymnase Berlioux

La Rotonde niveau -3

Lundi 26 janvier

11

Salle Olympe de Gouges

15, rue Merlin

Mercredi 28 janvier

20

Mairie du 20ème

6, place Gambetta

Jeudi 29 janvier

9

Salle Rossini

6, rue Drouot

 

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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 00:24

Benoît Hamon : "Au congrès du PS, tout le monde sera minoritaire"
LEMONDE.FR | 25.09.08 | 11h24  •  Mis à jour le 25.09.08 | 13h50

Mathieu : Quels sont vos objectifs en termes qualitatif et quantitatif lors du prochain congrès : qu'espérez-vous réaliser comme résultat ?  
Benoît Hamon : En termes qualitatifs, changer l'orientation du Parti socialiste, clarifier son message, réancrer à gauche le PS, et qu'il soit en capacité aujourd'hui de répondre à la demande sociale, notamment des classes populaires, qui lui ont manqué lors des deux derniers scrutins présidentiels. 
En termes quantitatifs, que les Français puissent simplement dire qu'à l'issue du congrès de Reims quelque chose a vraiment changé au PS. Car rien ne serait pire que l'on donne l'illusion de la rénovation pour qu'à la fin ce débat, qui se déroule en public, n'accouche que d'une révolution de palais et qu'au fond rien ne change. 
Je pense que sous nos yeux le monde change, qu'il y a même un monde qui s'écroule, qui est celui que les libéraux façonnent depuis trente ans, un monde de laisser-faire, de dérégulation, de libéralisation. 
Ce monde s'écroule, et les socialistes aujourd'hui doivent en tirer toutes les conséquences. Je nous crois, nous les socialistes, plus légitimes que jamais à lever une espérance quand partout dans le monde s'affirme l'urgence d'un retour de l'Etat, s'affirme l'urgence d'un retour de la solidarité, de restrictions au libre-échange, pour assurer un développement qui soit compatible avec la protection de l'environnement d'une part, et le maintien et l'amélioration des droits des individus, notamment des droits sociaux, d'autre part. 
Sur le plan quantitatif, il y a une sorte de récit qui s'est installé dans certains médias, selon lequel le podium serait forcément constitué des trois motions issues de la majorité sortante. 
Je ne crois pas que c'est ce qui se passera. Je pense qu'aujourd'hui les militants veulent le changement à la tête du PS, une vraie rénovation sur le fond, mais aussi sur la forme, qui s'incarne dans le renouvellement des dirigeants du PS. 
C'est pourquoi nous avons l'intention de bousculer ce bel ordonnancement et de figurer sur le podium des trois premières motions du PS. 
Eastoar :  Ce qui aujourd'hui est le plus vraisemblable, c'est qu'aucune motion déposée pour le congrès du PS ne soit majoritaire. Quelles seront les conditions qui vous motiveraient à rejoindre telle ou telle motion pour construire cette nouvelle majorité ? 
Benoît Hamon : Je suis absolument d'accord, il n'y aura que des minoritaires à ce congrès. La motion que je dirige est évidemment candidate à participer à la direction du PS. 
Nos exigences sur le fond sont connues, on les a affichées depuis longtemps. Elles portent sur la nécessité pour le PS de proposer une politique qui, tant au plan international qu'européen, proposera un certain nombre de restrictions au libre-échange. 
Aujourd'hui, dans le débat américain Barack Obama dit que là où le libre-échange affecte les intérêts des travailleurs américains, ou les capacités des Etats-Unis à protéger leur environnement, il faut lui poser des restrictions. 
Moi, je veux que le PS, sans dogmatisme ni idéologie, avec le même pragmatisme, s'engage dans cette voie. 
Notre deuxième exigence porte sur le retour de la puissance publique dans le champ économique. On a besoin d'un Etat stratège, régulateur, anticipateur et non pas d'un Etat qui se retranche derrière le marché pour regarder les injustices s'accroître et les inégalités augmenter. 
Troisième point : l'Europe. L'élargissement fait aujourd'hui office de seule raison d'être du projet européen. 
Nous pensons qu'il est absolument indispensable de relancer l'harmonisation fiscale, sociale, et un certain nombre de grands projets industriels au plan européen. 
Ce ne sera possible qu'à partir d'une avant-garde de pays et il est à nos yeux indispensable que le PS retrouve son rôle de parti pionnier en Europe et affiche cette ambition à l'issue du congrès. 
Quatrième exigence : la question des salaires. Il est parfaitement immoral et injuste qu'on ne conçoive l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages que sous la forme de revenus de complément au salaire, type RSA ou prime pour l'emploi. 
C'est aujourd'hui au sein de l'entreprise que doit se négocier un nouveau partage capital-travail. Une première proposition pourrait être désormais de conditionner toute exonération de cotisation patronale à la conclusion d'accords salariaux. 
Cinquième exigence : la politique étrangère. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a rompu avec une forme de consensus droite-gauche en matière de politique étrangère qui reposait sur l'indépendance de notre diplomatie par rapport à l'OTAN et aux Etats-Unis. Il faut clarifier nos orientations dans ce domaine. 
Et notamment nos positions par rapport aux deux principes contradictoires du droit à l'autodétermination des peuples et du droit d'ingérence. 
Sixième priorité : la stratégie, le rassemblement de la gauche comme seul moyen à nos yeux de reconquérir le pouvoir par la conviction qui est la nôtre que c'est par le rassemblement de la gauche qu'on arrivera à réarrimer les classes populaires au vote socialiste. 
Gregoire :  Pouvez-vous envisager une alliance avec toutes les motions déposées ?  
Benoît Hamon : S'il s'agit d'une synthèse générale, je n'en vois pas bien la signification. Ce congrès doit clarifier l'orientation du PS. Je ne crois pas qu'une synthèse générale puisse y contribuer, car elle supposerait qu'on renvoie encore à demain le fait de choisir entre telle ou telle option. 
L'option stratégique : voulons-nous le rassemblement de la gauche ou ouvrir nos alliances au centre ? 
En termes politiques : voulons-nous poursuivre dans une orientation de type sociale libérale ? Ou réaffirmer l'orientation socialiste du PS ? 
lio :  Avec quelles motions les incompatibilités sont-elles insurmontables ? 
Benoît Hamon : Je ne vais pas dire aujourd'hui avec qui je suis incompatible dès lors que mon exigence est une exigence politique sur le fond. 
Mais à l'évidence, pour être honnête, ceux qui aujourd'hui plaident pour un renversement d'alliance du PS, notamment une alliance avec le MoDem, font une double erreur. 
La première est stratégique : cette alliance ne peut nous amener à la victoire électorale. 
Et la seconde est politique : il n'est qu'à lire les propositions économiques du MoDem, qui propose par la voix de Jean Peyrevelade le transfert de cinq points de PIB des ménages vers les entreprises, pour rétablir la compétitivité de l'économie française, pour comprendre que le projet du MoDem est parfaitement incompatible avec celui des socialistes. 
jeanjean :  quelles seraient vos solutions face à la crise financière actuelle ? 
Benoît Hamon : Pour ce qui me concerne, si l'on prend les choses dans l'ordre, il faut que la réponse soit au niveau européen avant de parler d'un nouveau Bretton Woods. 
Au niveau européen, il me semble que la priorité est la lutte contre les paradis fiscaux. Aujourd'hui, la moitité des flux financiers transitent par des paradis fiscaux. Et ces paradis fiscaux ont pour fonction justement de garantir l'opacité des transactions financières, et empêchent toute forme de contrôle et politique et démocratique. 
Et tant que subsisteront, y compris sur le sol européen, des pays qui pratiquent le secret bancaire et qui interdisent de fait toute forme de moralisation des flux financiers le politique pourra faire toutes les déclarations qu'il veut, le système ne changera pas et continuera d'être profondément pourri. 
PeterH :  je partage votre analyse macro-économique, confortée par l'actuelle crise financière aux USA mais je ne vois pas très bien comment appliquer vos mesures d'interventionnisme économique en France au vu de l'état de la dette sans sortir des critères du système monétaire européen et limiter le déficit à 3%. En synthèse l'économie française contre la construction européenne ? 
Benoît Hamon : Vous avez raison. Aujourd'hui, nous sommes contraints par le pacte de stabilité et de croissance, qui nous impose des critères en termes de déficit public et de niveau d'endettement. Et cette police des déficits nous empêche en principe de mener des politiques contracycliques, de relance de l'économie française par le renforcement de l'investissement public, absolument indispensables aujourd'hui. 
Il est donc absolument indispensable, comme la plupart des économistes le réclament désormais (Fitoussi en France, Stieglitz aux Etats-Unis), de remettre en cause non seulement le pacte de stabilité et de croissance, mais aussi la politique monétaire européenne. 
Kaelvin :  L'harmonisation sociale c'est pour quand ? On en parle depuis au moins huit ans et il existe toujours une grande disparité entre salariés européens. Pourquoi ? 
Benoît Hamon : Parce que l'Europe sociale n'est pas du tout à l'agenda de la Commission européenne, du Conseil, présidé par la France (aucune priorité en ce sens de la présidence française), et pas davantage du Parlement européen, dominé par la droite. 
C'est la droite européenne qui est majoritaire dans chacune des institutions, et il a été jusqu'ici impossible pour la gauche européenne et pour les syndicats européens d'obtenir des initiatives significatives, tant dans le domaine des services publics que dans celui de la convergence sociale de la part de la Commission et du Conseil. 
Conséquence : l'Europe sociale qui se construit aujourd'hui, c'est surtout le recul des protections des salariés. Exemple : la France a donné son accord, par la voix de M. Bertrand avec le soutien de M. Fillon, à une augmentation de la durée maximale hebdomadaire en Europe, jusqu'à présent fixée à quarante-huit heures, fixée désormais à soixante heures. 
gregoire :  Vous soutenez une harmonisation fiscale européenne. N'est-ce pas là une utopie, vu que nos partenaires anglo-saxons sont totalement opposés à cela ? 
Benoît Hamon : C'est pour cela que je propose la création d'une avant-garde, et que des pays qui partagent la même ambition en termes d'intégration européenne et des niveaux de développement proches décident, pour commencer, d'harmoniser leur taux d'impôt sur les bénéfices des sociétés. 
Ce serait une première initiative pour lutter contre le dumping fiscal dans l'Union européenne, et une manière de remettre en route la locomotive de la construction européenne. 
Kaelvin :  Que pensez-vous en tant que député européen de la politique d'écologie de Bruxelles ? 
Benoit Hamon : Il faut distinguer deux choses : les initiatives de la Commission, parfois soutenues par le Parlement européen, qui cherchent à renforcer la protection de l'environnement et lutter contre le dérèglement climatique (la directive Reach, ou les objectifs en termes de réduction des gaz à effet de serre). 
Mais ce sont les gouvernements, et Nicolas Sarkozy en tête, qui ont à chaque fois revu à la baisse les ambitions de la Commission. 
Aujourd'hui, nous sommes en Europe très en deçà des réformes nécessaires, notamment de notre appareil productif, pour protéger efficacement l'environnement. 
Ben :  Que pensez-vous des différents dispositifs qui font place aux revendications communautaires dans notre pays ? Je pense, par exemple, à la mise en place (comme ça a été le cas à Lille) d'horaires réservés aux personnes de confession musulmane pour l'utilisation de services publics comme les piscines ?  
Benoît Hamon : Je suis attaché à la laïcité. Ce n'est pas une restriction du droit des individus à exercer leur culte ou à vivre pleinement leur foi et leur spiritualité. 
C'est au contraire le moyen d'organiser une coexistence pacifique et épanouie de ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, d'assurer l'égalité des citoyens, et je crois que ce principe doit être précieusement sauvegardé pour tous ceux qui sont attachés à la paix sociale dans ce pays. 
Et je me méfie de ces hommes qui, comme le président de la République, préfèrent le curé ou le pasteur à l'instituteur pour apprendre la différence entre le bien et le mal aux enfants (cf. discours de Latran), ou qui privilégient le dialogue avec les communautés à la République. 
Bioman :  Que pensez-vous des premières déclarations de M. Sarkozy face à la crise financière (convocation d'un G8, culpabilité des banquiers...) ? 
Benoît Hamon : Je pense que, comme d'habitude avec Nicolas Sarkozy, c'est bla-bla-bla. 
sln :  Que pensez-vous répondre à ceux qui considèrent que vous vous marginalisez en vous alliant avec Jean-Luc Mélenchon ? 
Benoît Hamon : Je suis aujourd'hui le premier signataire d'une motion qui rassemble non seulement la gauche du PS pour la première fois depuis 1971, mais au-delà. 
Notre objectif commun est de parvenir à changer l'orientation du PS sans tomber ni dans la fascination pour la gauche radicale, ni dans la fascination pour une gauche moderne mais molle. 
Ce que nous voulons, c'est que le PS incarne à nouveau, comme dans le passé, une gauche décomplexée, et tous les socialistes sont les bienvenus dans ce rassemblement. 
le_sauveur :  Benoît , si tu gagnes le congrès, comment vois-tu le travail au PS ? Tu te vois enfermé à Solférino pendant trois ans avec des éléphants... ? 
Benoît Hamon : Je pense que le premier secrétaire du PS a d'abord comme fonction d'être au côté de celles et ceux qui aujourd'hui souffrent et paient le prix fort des politiques de Nicolas Sarkozy. 
Ça doit être un premier secrétaire sur le terrain. 
Ensuite, il doit immédiatement après son élection mettre le PS au travail. Mais au-delà, commencer à préparer le rassemblement de la gauche, engager avec le reste de la gauche le dialogue indispensable pour parvenir à une alliance programmatique et électorale dans la perspective des grands rendez-vous de 2012. 
Et pour les éléphants, j'ai l'impression qu'ils n'effraient plus grand-monde depuis longtemps. Et finalement, il m'est même arrivé de croiser des éléphants tout à fait bienveillants. 
Merci à vous tous pour vos questions !  
Jean-Michel Normand

Sujet : La motion Hamon va peser et arbitrer l'issue du congrès
 
La gauche du parti arbitrera-t-elle les rivalités internes au PS ?
Par Eric Dupin. Le congrès de Reims bouleverse la géographie du PS. Les courants traditionnels ont éclaté et l'affrontement ne se limite pas à celui des deux principaux présidentiables, Royal et Delanoë. Dans la bataille quadripolaire qui s'annonce, la gauche du parti pourrait jouer les arbitres.
Benoît Hamon (c Pierre Morel pour Marianne)
La géographie politique du Parti socialiste est bouleversée à quelques mois du congrès de Reims. Les quatre principales motions déposées hier dessinent un drôle de paysage. L'affrontement annoncé, depuis des mois et des mois, entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë a cédé la place à une bataille quadripolaire aussi ambiguë qu'incertaine.

Les deux présidentiables les plus en vue – celle qui a déjà été candidate et celui qui voudrait l'être – sont certes toujours dans la course. Mais Royal et Delanoë ont dû prendre des gants. Consciente de l'affaiblissement de son influence dans le parti, la présidente de Poitou-Charentes s'abrite désormais derrière Gérard Collomb et les barons d'une « Ligne claire » qui ne mérite plus vraiment ce nom. Quant à l'ambition du maire de Paris, elle doit encore plus être dissimulée depuis le ralliement de Pierre Moscovici, l'homme qui était prêt à faire don de sa personne aux socialistes pour leur éviter de passer sous la coupe d'un présidentiable.

Les militants savent pourtant qu'en choisissant l'une de ces deux motions, ils avantageront Royal ou Delanoë dans la perspective de la présidentielle de 2012. Car ce n'est pas l'orientation de fond qui diffère vraiment entre elles. La nuance qui les distingue porte plutôt sur la pratique politique. La motion Collomb-Royal porte en germe une mutation du PS tandis que la motion Delanoë-Hollande incarne une certaine fidélité à sa tradition. Ce n'est pas un hasard si c'est la question de l'alliance avec le MoDem – envisagée par la première et rejetée par la seconde – qui apparaît ici la plus clivante.

On n'en saurait cependant exagérer la cohérence de ces deux motions. Le camp de la « mutation » est soutenu par certaines grosses fédérations comme les Bouches-du-Rhône qui n'ont jamais brillé par leur sens de l'innovation. Et le camp « traditionnel » de l'appareil hollandais est tout de même appuyé par bon nombre de rocardiens historiques. La confusion atteint cependant des sommets avec la troisième motion, emmenée par Martine Aubry. Celle-ci mêle des partisans de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn. Elle balaie tellement large qu'elle risque de donner le tournis aux militants. La question stratégique de l'alliance au centre va d'ailleurs mettre mal à l'aise le maire de Lille qui a passé un accord local avec le MoDem dans sa propre ville. La motion Aubry pourra, au mieux, proposer une vaste redistribution des cartes et, au pire, un front du refus aux deux principaux présidentiables.

La motion Hamon va peser
Reste la motion la plus aisée à définir : celle du député européen Benoît Hamon. Pour la première fois depuis des lustres, la gauche du PS s'est unie autour d'un seul texte à proposer aux militants. Cette motion rassemble à la fois les amis d'Henri Emmanuelli, ceux de Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, de Jean-Luc Mélenchon et même de Pierre Larrouturou. S'y mêlent à la fois des vétérans de la gauche historique et des figures plus récentes. La clarté de son discours devrait lui assurer une audience non négligeable.

Or il suffira que la gauche du parti recueille entre 15% et 20% des mandats, un score qui semble tout à fait à sa portée, pour qu'elle puisse être en position d'arbitrer l'issue du congrès. Les motions Royal et Delanoë auront le plus grand mal à s'allier, rivalité d'ambitions oblige. La motion Aubry tentera également de jouer sa propre carte. L'appoint de la motion Hamon a donc toutes les chances d'être décisif pour forger la future majorité du PS.
Mardi 23 Septembre 2008 - 17:14

Par hakim et vincent - Publié dans : Congrès2008
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